Bing Webmaster Tools est la console gratuite de Microsoft pour les propriétaires de sites, l’équivalent chez Bing de la Search Console de Google. Elle affiche les requêtes qui amènent des visiteurs depuis Bing, les pages indexées, les erreurs d’exploration et, depuis février 2026, les pages de votre site citées dans les réponses de Copilot. Ce guide suit l’ordre de la mise en place : créer le compte, ajouter le site (en l’important depuis la Search Console si vous l’utilisez déjà), déclarer le sitemap, activer IndexNow, puis lire les rapports qui comptent.
Chaque étape s’appuie sur la documentation officielle de Microsoft et sur celle du protocole IndexNow, relues le 10 octobre 2026. Les noms des menus sont cités tels qu’ils apparaissent dans cette documentation, en anglais.
Bing en France : une part modeste, un rôle plus large
Selon StatCounter, Bing représentait en septembre 2026 5,47 % des visites envoyées par les moteurs de recherche en France, tous appareils confondus, et 15,79 % sur ordinateur. Google restait loin devant, avec 88,16 % au total. Plus votre audience consulte votre site depuis un ordinateur, plus la part de Bing se rapproche de ce second chiffre.
L’index de Bing sert aussi à d’autres services. DuckDuckGo indique dans son aide que ses liens et ses images classiques proviennent en grande partie de Bing. Les consignes de Microsoft pour les webmasters précisent que la recherche Bing et Copilot reposent sur la même base d’exploration, d’indexation et de classement, et que le non-respect de ces consignes peut réduire l’éligibilité d’un site aux réponses générées par l’IA. Microsoft précise que son rapport sur les citations par l’IA ne porte que sur des contenus éligibles à l’indexation. Chez Google, une infraction aux règles anti-spam peut valoir une action manuelle : voyez notre guide des actions manuelles Google.
Bing alimente-t-il ChatGPT ?
La page d’OpenAI consacrée à ses robots d’exploration, destinée aux éditeurs de sites et consultée le 10 octobre 2026, ne mentionne pas Bing. Elle décrit OAI-SearchBot, le robot qui sert à faire apparaître les sites dans la recherche de ChatGPT, et précise qu’un site qui le bloque n’apparaît pas dans les réponses de recherche de ChatGPT, hormis sous forme de simple lien de navigation. Pour ChatGPT, le réglage décisif se trouve donc dans votre fichier robots.txt, que nous détaillons dans notre point sur les robots IA et le fichier robots.txt.
Bing Webmaster Tools ne mesure rien côté ChatGPT. Son rapport AI Performance couvre Microsoft Copilot, les résumés générés par l’IA dans Bing et « certaines intégrations partenaires » que Microsoft ne nomme pas. Pour ChatGPT, Perplexity ou Gemini, il faut un autre outil : voyez notre comparatif des outils de visibilité IA.
Les accès à réunir avant de commencer
Prévoyez trois choses. La première est un compte Microsoft, Google ou Facebook pour vous connecter : Bing Webmaster Tools accepte les trois. La deuxième est soit un accès à la Search Console de Google où votre site est déjà validé, soit un moyen de prouver que le site est à vous : un accès à la zone DNS du domaine, au dossier racine du site, ou à l’en-tête de la page d’accueil. La troisième est l’adresse de votre sitemap, que l’on trouve souvent à la racine du site ou dans les réglages de votre extension SEO.
Inscrivez le site sans attendre. La documentation de Microsoft prévient que la collecte des données commence le jour de l’ajout du site : les rapports de performance ne remontent pas avant cette date.
Inscrire le site, étape par étape
Étape 1 : ouvrir le compte
Rendez-vous sur bing.com/webmasters et connectez-vous avec un compte Microsoft, Google ou Facebook. Si vous n’en avez aucun, Microsoft propose d’en créer un depuis la même page. L’inscription est gratuite.
Étape 2 : importer le site depuis la Search Console
Si votre site est déjà validé dans la Search Console, l’import est la voie la plus courte. La procédure décrite par Microsoft tient en quatre temps :
- Ouvrez la page My Sites et cliquez sur Import.
- Connectez-vous avec le compte Google qui gère la Search Console et cliquez sur Allow pour autoriser l’accès à la liste de vos sites et de vos sitemaps.
- Bing Webmaster Tools affiche alors vos sites validés, avec le nombre de sitemaps et votre rôle pour chacun.
- Cochez les sites à ajouter et cliquez sur Import.
Les sites importés sont validés automatiquement, sans fichier ni balise à poser. Les sitemaps déclarés dans la Search Console sont repris au passage. Vous pouvez importer jusqu’à 100 sites à la fois, et un compte en accepte 1 000 au total. Comptez jusqu’à 48 heures avant de voir les premières données.
Un point à garder en tête : Bing Webmaster Tools revérifie de temps en temps la propriété du site en interrogeant votre compte Google, et en profite pour importer les nouveaux sitemaps. Si vous coupez cet accès (rubrique Profile, bouton Disconnect), il faudra valider le site par une autre méthode, balise meta ou enregistrement DNS.
Étape 3 : ou l’ajouter à la main et prouver qu’il vous appartient
Sans Search Console, saisissez l’adresse du site et cliquez sur Add. Vous pouvez déclarer un domaine entier ou une seule branche, par exemple une rubrique /boutique/. Microsoft propose ensuite quatre méthodes de vérification :
- La vérification DNS automatique, par le standard Domain Connect : vous vous connectez chez votre fournisseur DNS et l’enregistrement est ajouté pour vous. Elle n’apparaît que si votre fournisseur DNS a adopté ce standard.
- Le fichier XML : vous téléchargez le fichier BingSiteAuth.xml et vous le déposez à la racine du site.
- La balise meta : vous copiez la balise fournie et la collez à la fin de la section head de la page d’accueil.
- L’enregistrement CNAME : vous ajoutez dans la zone DNS du domaine le code de vérification fourni.
Une coche verte confirme la vérification. Une croix rouge s’accompagne d’un message qui indique le problème : corrigez-le et relancez la vérification.
Étape 4 : déclarer le sitemap
Dans le menu Sitemaps, le bouton Submit sitemaps permet d’ajouter l’adresse de votre sitemap. Bing accepte les sitemaps XML et les index de sitemaps, les flux RSS 2.0 et Atom (versions 0.3 et 1.0), ainsi que les fichiers texte à raison d’une adresse par ligne. La liste affiche aussi les sitemaps importés de la Search Console et ceux que Bing a découverts seul, avec leur date de traitement, leur statut et le nombre d’adresses trouvées. Un clic sur un sitemap ouvre le détail de ses erreurs.
Vous pouvez également signaler le sitemap dans votre fichier robots.txt, avec une ligne du type Sitemap: https://www.exemple.fr/sitemap.xml. Les consignes de Microsoft demandent un sitemap qui ne liste que les adresses canoniques, qui retire vite les pages supprimées ou redirigées et qui renseigne la date de modification (lastmod) quand c’est possible. Notre guide complet des sitemaps reprend ces règles en détail.
Selon la FAQ de Microsoft sur l’envoi de contenus, Bing lit en général un sitemap une fois par jour. Pour qu’une nouvelle page soit connue plus vite, il faut IndexNow.
IndexNow : prévenir Bing à chaque publication
IndexNow est un protocole ouvert : à chaque page ajoutée, modifiée ou supprimée, votre site envoie l’adresse concernée à un moteur participant, qui la partage avec tous les autres. Au 10 octobre 2026, la liste publiée par indexnow.org compte Bing, Yandex, Seznam, Naver, Yep, l’Internet Archive et Amazon (pour son robot Amazonbot). Google n’y figure pas : pour Google, le sitemap et la Search Console restent la voie normale.
Microsoft recommande IndexNow. Sa page d’aide sur la soumission d’adresses qualifie IndexNow de méthode fortement recommandée et prévient que l’outil Submit URLs et les API de soumission propres à Bing pourraient disparaître à terme. L’outil manuel reste disponible en attendant, avec un quota de 10 000 adresses par jour et par domaine, remis à zéro chaque nuit à minuit UTC.

Le principe : une clé, un fichier, une requête
Le protocole repose sur trois éléments. La clé est une suite de 8 à 128 caractères, composée uniquement de lettres non accentuées, de chiffres et de tirets. Le fichier porte le nom de la clé suivi de .txt, est encodé en UTF-8, contient la clé et se trouve à la racine du site : c’est lui qui prouve que l’envoi vient bien de vous. La requête transmet l’adresse d’une page, ou une liste de 10 000 adresses au plus dans un envoi groupé au format JSON.
La réponse du moteur se lit simplement. Un code 200 confirme la réception. Un code 202 signale que la clé est en cours de vérification, ce qui peut arriver au premier envoi.
Un code 403 indique une clé introuvable ou un fichier qui ne la contient pas, un code 422 des adresses qui n’appartiennent pas au site déclaré, un code 429 des envois trop fréquents. Même un code 200 ne vaut pas indexation : chaque moteur décide ensuite s’il explore la page et s’il la garde.
La FAQ d’IndexNow donne quelques règles d’usage. Signalez aussi les pages supprimées (codes 404 ou 410) et les redirections, pour que les moteurs mettent leur index à jour. Laissez au moins cinq minutes avant de renvoyer une même adresse, et ne la renvoyez que si son contenu a vraiment changé : chaque adresse transmise est décomptée du budget d’exploration de votre site. Les consignes de Microsoft vont dans le même sens et conseillent d’envoyer les adresses au fil des publications plutôt que par gros lots.
Activer IndexNow sur WordPress
Sur WordPress, une extension suffit. Trois options sont documentées par leurs éditeurs.
L’extension IndexNow de Microsoft, développée par l’équipe Bing Webmaster, crée la clé, l’héberge sur votre site, repère les créations, modifications et suppressions de pages et envoie les adresses en arrière-plan vers api.indexnow.org. Elle n’envoie pas les pages marquées noindex, permet d’exclure des chemins et affiche les 20 derniers envois réussis et les 20 derniers échecs. Le 10 octobre 2026, elle était en version 1.0.4, comptait plus de 100 000 installations actives et était testée jusqu’à WordPress 7.0.7.
Si vous utilisez Rank Math, le module Instant Indexing de la version gratuite fait le même travail. Activez-le depuis le tableau de bord de Rank Math, choisissez les types de contenus dans ses réglages et vérifiez qu’une clé a bien été générée. Les publications et mises à jour partent alors automatiquement, sauf les pages en noindex, et une page Submit URLs permet des envois manuels.
Si votre site passe par Cloudflare, l’option Crawler Hints prend en charge IndexNow. Cloudflare s’appuie sur ses signaux de cache pour repérer les contenus probablement modifiés et les signaler aux moteurs. Le réglage s’applique à tout le site.
Choisissez une seule de ces sources. Deux extensions qui envoient les mêmes adresses doublent les envois ; la FAQ d’IndexNow prévient que les envois inutiles consomment le budget d’exploration sans améliorer la visibilité.
Sans extension : la clé et la requête à la main
Sur un site sans extension compatible, ou pour signaler une série de pages en une fois, le générateur ci-dessous prépare la clé, le nom et le contenu du fichier, puis les requêtes prêtes à copier. Il fonctionne entièrement dans votre navigateur.
Générateur IndexNow : clé, fichier et requêtes
Tout est calculé dans votre navigateur. Rien n’est envoyé, ni à Bing ni à nous : vous copiez le résultat et vous l’utilisez chez vous.
Une clé est proposée au hasard. Vous pouvez aussi coller la vôtre : 8 à 128 caractères, lettres sans accent, chiffres et tirets. Gardez la même clé tant que vous l’utilisez.
Pages ajoutées, modifiées ou supprimées, toutes sur le même site. 10 000 adresses au plus par envoi.
Une fois le fichier en ligne, ouvrez l’adresse affichée à l’étape 3 du générateur : elle doit afficher la clé seule, sans demander de connexion. Envoyez ensuite la requête simple ou la requête groupée. Si vous obtenez un code 403, le fichier n’est pas lisible à cette adresse ou ne contient pas exactement la clé.
Contrôler les envois dans Bing Webmaster Tools
Le menu IndexNow de Bing Webmaster Tools montre le nombre d’adresses reçues et leur source : envoi direct, extension WordPress, Cloudflare ou un autre CMS. Un échantillon des dernières adresses reçues s’affiche presque en temps réel, avec pour chacune son statut d’exploration et d’indexation et sa date de première indexation.
La rubrique Important URLs Missed est la plus utile. Elle liste les pages importantes indexées dans les sept derniers jours sans être passées par IndexNow : si elle se remplit, une partie de vos publications échappe à votre extension. Le rapport classe aussi les pages non indexées par motif (qualité du contenu, adresse canonique différente, redirection, balise noindex, blocage par robots.txt, page non explorée, lien mort) et propose une correction pour chacun. Côté Google, le rapport Indexation des pages fait le même tri : voyez notre guide des statuts d’indexation de la Search Console.
Les rapports à suivre et les rapports facultatifs
L’aide officielle de Microsoft décrit une vingtaine d’outils. Tous ne méritent pas une visite mensuelle. Le tableau ci-dessous classe les principaux selon l’usage qu’en a une petite entreprise.
| Rapport | À quoi il sert | Pour une petite entreprise |
|---|---|---|
| Search Performance | Clics, impressions, taux de clic et position moyenne sur six mois au plus, par requête et par page ; trafic réparti par source (web et chat regroupés, actualités, images, vidéos, Knowledge Panel). | À suivre chaque mois |
| AI Performance | Citations de vos pages dans Copilot, dans les résumés générés par l’IA dans Bing et dans des intégrations partenaires ; requêtes d’ancrage ; données échantillonnées. | À suivre chaque mois |
| IndexNow | Adresses reçues et leur source, statut d’exploration et d’indexation, pages indexées sans passer par IndexNow. | À suivre chaque mois |
| Recommendations | Problèmes relevés sur vos pages indexées, classés par gravité (élevée, modérée, faible), avec la liste des pages concernées en export CSV. | À suivre chaque mois |
| Sitemaps | Sitemaps soumis, importés ou découverts, date de traitement, nombre d’adresses et erreurs. | Après un changement de structure |
| URL Inspection | Statut d’indexation d’une adresse, erreurs SEO, balisage structuré reconnu, page telle que Bingbot la reçoit, demande d’indexation. | En cas de problème sur une page |
| Site Explorer | Le site dossier par dossier, avec les pages indexées, les erreurs, les avertissements et les exclusions. | En cas de problème |
| robots.txt tester | La ligne du robots.txt qui bloque une adresse, pour Bingbot ou AdIdxbot. | En cas de problème |
| Block URLs | Masque une adresse des résultats de Bing et de Copilot pendant 90 jours, prolongeables. | En cas d’urgence |
| Site Scan | Audit technique lancé à la demande, dans la limite d’un quota mensuel fixé par Bing. | Facultatif, utile avant une refonte |
| Backlinks | Échantillon représentatif des liens qui pointent vers votre site, comparaison possible avec deux autres sites. | Facultatif |
| Keyword Research | Volumes de recherche sur Bing et requêtes associées, filtrables par pays, langue et appareil, sur les six derniers mois. | Facultatif |
| Crawl Control | Vitesse d’exploration de Bingbot réglée heure par heure ; une directive crawl-delay du robots.txt passe avant ce réglage. | Facultatif, pour un serveur chargé |
| Microsoft Clarity | Outil gratuit d’analyse du comportement des visiteurs (cartes de chaleur, enregistrements de sessions), qui demande d’installer un script. | Facultatif |
Méthode : chaque ligne résume la page correspondante de l’aide officielle de Microsoft (bing.com/webmasters/help), relue le 10 octobre 2026. La colonne de droite est notre recommandation pour le site d’une petite entreprise. Nous revoyons ce tableau quand Microsoft annonce un nouveau rapport sur son blog Bing Webmaster, et au moins une fois par trimestre.
Trois rapports suffisent pour un suivi mensuel. Search Performance donne les clics, les impressions, le taux de clic et la position moyenne sur six mois au plus, page par page et requête par requête ; il répartit aussi le trafic par source : web et chat (regroupés dans une même source), actualités, images, vidéos et Knowledge Panel. IndexNow vérifie que vos publications partent bien. Recommendations liste les problèmes détectés sur vos pages indexées, classés par gravité.
URL Inspection sert le jour où une page précise pose problème. Il montre si elle est indexée, les erreurs SEO relevées, le balisage structuré reconnu (Microdata, Microformats, Open Graph et JSON-LD), et son onglet Live URL affiche la page telle que Bingbot la reçoit. Il permet aussi de demander l’indexation, dans la limite du quota du jour. Pour comprendre une page absente de Google, le réflexe équivalent est décrit dans notre guide de l’indexation pour le SEO.
Lire le rapport AI Performance sans contresens
Microsoft a ouvert le rapport AI Performance en préversion publique le 10 février 2026. Il montre quand des pages de votre site sont citées comme sources dans les réponses de Microsoft Copilot, dans les résumés générés par l’IA dans Bing et dans certaines intégrations partenaires. Dans Google Analytics 4, une partie des visites envoyées par Copilot arrive dans le canal Assistant IA : voyez notre guide du trafic IA dans GA4.
Le tableau de bord donne le nombre total de citations sur la période, le nombre moyen de pages citées par jour, les citations page par page et une courbe dans le temps. L’onglet des requêtes d’ancrage (grounding queries) liste les expressions que l’IA a utilisées pour retrouver vos contenus. Microsoft précise qu’il s’agit d’expressions regroupées, distinctes des questions exactes des utilisateurs. Les données s’exportent en CSV ou en Excel.
Trois précautions s’imposent à la lecture. Les données sont un échantillon de l’activité de citation : les citations rares peuvent ne pas apparaître, et les totaux diffèrent parfois d’une vue à l’autre. Le rapport compte des citations ; Microsoft précise qu’il ne mesure ni le classement, ni l’autorité, ni l’importance d’une page. Les variations dans le temps peuvent venir de vos contenus, des questions posées ou d’une mise à jour des modèles, sans qu’on puisse les attribuer à une cause précise.
Le 16 juin 2026, Microsoft a commencé à déployer quatre ajouts en préversion. Intents classe les requêtes d’ancrage par intention (informationnelle, commerciale, navigationnelle, apprendre et résoudre, recherche, création, locale, entre autres). Topics regroupe les requêtes en thèmes.
Citation Share calcule la part des citations attribuées à votre site parmi toutes les citations affichées pour une même requête, sans révéler les domaines concurrents. Compare superpose une période précédente à la période affichée.
Un dernier repère évite les doubles comptes. Les clics venus des liens « en savoir plus » des réponses du chat de Bing figurent dans Search Performance, sous la source Web and Chat. AI Performance, lui, ne donne que des citations. La Search Console de Google compte, elle, des impressions dans les réponses générées : voyez notre guide du Mode IA et des Aperçus IA.
Six erreurs de réglage et leur correction
L’aide de Microsoft décrit plusieurs blocages qui tiennent à un réglage.
Le fichier robots.txt bloque Bingbot. Une ligne Disallow trop large suffit à fermer des rubriques entières. L’outil robots.txt tester indique quelle ligne bloque une adresse donnée et pour quel robot.
Le fichier de clé IndexNow n’est pas accessible. Si le fichier ne s’affiche pas à son adresse (page de connexion, erreur 404) ou ne contient pas exactement la clé, le moteur répond par un code 403. Ouvrez l’adresse du fichier dans une fenêtre de navigation privée pour le vérifier.
La vérification du site saute après une déconnexion. Un site importé depuis la Search Console perd sa validation si vous retirez l’accès au compte Google. Ajoutez une balise meta ou un enregistrement DNS en secours.
Le réglage de vitesse d’exploration est ignoré. L’outil Crawl Control règle le rythme de Bingbot heure par heure. Une directive crawl-delay présente dans le robots.txt passe toujours avant ce réglage.
La page masquée ne disparaît pas. L’outil Block URLs cache une adresse des résultats de Bing et de Copilot pendant 90 jours seulement : pour une suppression durable, Microsoft demande que la page renvoie un code 404 ou 410, porte une balise noindex ou redirige vers sa nouvelle adresse, et que Bingbot puisse l’explorer pour constater le changement.
Les pages en double se concurrencent. Les consignes de Microsoft demandent une adresse canonique par contenu et des redirections 301 pour les changements définitifs. Un site traduit ajoute une difficulté : chaque langue doit avoir ses propres adresses, comme l’explique notre guide sur le référencement d’un site multilingue.
Entreprises locales : la fiche Bing Places
Un commerce ou un cabinet qui reçoit des clients a aussi besoin d’une fiche d’établissement. Dans son annonce du rapport AI Performance, Microsoft recommande aux entreprises locales de s’inscrire sur Bing Places for Business (bingplaces.com) afin que leur adresse, leurs horaires et leurs coordonnées restent à jour et puissent être repris dans les réponses générées par l’IA. Bing Places est un service distinct de Bing Webmaster Tools. Notre guide Bing Places pas à pas détaille la création de cette fiche, sa vérification et l’import depuis Google.
Une visite par mois dans Bing Webmaster Tools
Une fois ces quatre étapes faites, le suivi tient en une visite par mois : Search Performance pour le trafic, IndexNow pour les envois, Recommendations pour les corrections, AI Performance pour les citations. Si votre site existe en plusieurs langues, chaque version doit être déclarée, explorée et suivie langue par langue, sur Bing comme sur Google : c’est le travail de notre offre de SEO multilingue.